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Handicap : réduire les inégalités

Le handicap est de loin le premier motif de discrimination. Qui le sait ? Alors que toute la communication publique se concentre sur des discriminations liées aux origines étrangères, que fait le gouvernement pour rétablir la justice envers nos compatriotes touchés par un handicap (12 millions en France) ?

Le Gouvernement Macron, ou la paupérisation des personnes handicapées

  1. l’AAH augmente de 40€ et atteint 900€, mais reste au dessous du seuil de pauvreté (1026 €) : Cette 2ème hausse n’est en fait que le rattrapage du gouvernement de François Hollande qui pendant cinq ans s’est contenté d’une augmentation a minima (entre 0,3 % et 1.2%). Monsieur Macron fait croire aux personnes en situation de handicap qu’ils leur faisait un cadeau, mensonge ! Il avait créé un espoir en déclamant face à Marine Le Pen que le handicap serait la priorité de son quinquennat. Les personnes handicapées ne s’y feront pas reprendre !

2. Les revenus du couple : Le gouvernement Philippe refuse toujours que le calcul des revenus du couple ne soient plus pris en compte pour l’allocation Adulte Handicapé (AAH). Ainsi une personne handicapée vivant avec son conjoint est privée de l’AAH s’il dépassent à eux deux le plafond de revenus. Monsieur Macron n’hésite pas à aider les riches, les personnes handicapées ne l’intéressent pas. 

3. Pour un vrai Ministère délégué au handicap. Madame Cluzel est comme tous les autres secrétaires d’Etat en charge du handicap : budget insignifiant, politique obsolète, se bornant à respecter la ligne du gouvernement, une action su le terrain minimum. Qu’a t’elle fait pour réduire le délai d’attente des MDPH ? Rien. Pour les enfants autistes, rien. Pour accueillir plus d’enfants handicapés en classe, encore rien. Aucune politique de dialogue n’a était mis en place avec les représentants. 

4. Les Maisons Départementales Personnes Handicapées sont submergées. Beaucoup de conseils départementaux laissent les dossiers s’empiler. Les délais sont trop longs, 7 mois en moyenne pour une nouvelle demande, 11 mois pour une première demande, qui est choqué ? Personne ! L’Etat devrait reprendre en main cette compétence.

5. Le reste à charge explose, rognant sur les fins de mois des personnes handicapées

Toute personne handicapée a le droit avec l’accord de la CDAPH d’avoir la compensation du handicap. Elle est octroyée en général pour une aide à domicile. Le hic, c’est que le tarif de 17,70 € payé par le conseil départemental n’a pas augmenté depuis 20 ans ! Or les sociétés elles ont augmenté leurs tarifs, à 24 euros/h en moyenne. Le reste à charge est donc de 6,30 €/h à la charge de la personne handicapée. En moyenne, la compensation du handicap représente 60 heures par mois, 6,30€ x 60 = 378 € à la charge d’une personne qui vit avec 860 € ! Impossible sans baisser les heures d’aide pour arriver à payer.

Idem pour les aides matérielles. Pour un siège de douche pivotant, le conseil départemental donne une aide de 100 €, le siège coûte en moyenne 160 €, il reste donc à charge 60 €. Pour un déambulateur, le CD donne 100 € or un déambulateur coûte en moyenne 240 €, reste à charge 140€. Ce sont les familles des personnes handicapées qui paient, afin d’éviter à leur proche une vie encore plus compliquée. 

6. Le logement c’est la déroute

Avec la loi ELAN, le gouvernement impose 10 fois moins de logements accessibles aux handicapés dans les nouvelles constructions. Même les bailleurs sociaux, grâce à Monsieur Macron, n’ont plus que l’obligation de construire seulement 10 % de logements accessibles. Alors qu’il y a un rattrapage urgent à faire ! La plupart des bailleur sociaux, par choix et par coût, ne respectent pas les normes, par exemple à Metz, le bailleur social qui a plus de 13 000 logements ne compte que 8% de logements accessibles. ET quand les logements sont accessible, les pannes d’ascenseur sont récurrentes, les personnes handicapées sont ainsi privées de sortie pour une durée indéterminée. La politique du logement dit accessible est à revoir, il faudrait condamner les bailleurs qui ne respectent pas une loi votée en 2005 : il serait temps ! 

À SAVOIR : le rapporteur à l’Assemblée Nationale de la loi ELAN qui a abaissé la norme d’accessibilité de 100% à 10% – un beau cadeau pour les promoteurs – n’est autre que Richard Lioger, député de Metz III et ancien 1er adjoint à l’urbanisme du maire de Metz.

La baisse des APL (Aide Personnalisée au Logement) Encore une fois une politique de paupérisation n’amène que désespoir et désillusion. C’est une double peine : les APL sont gelées, le reste à charge explose, les loyers eux augmentent chaque année. Les personnes handicapées se retrouve à faire des choix cornéliens : plus de mutuelle car trop chère, baisse de dépenses de chauffage et d’électricité, moins de sorties, donc plus d’isolement. 

La politique du handicap en France ne fonctionne pas : 

  • Pas d’aide ou très peu pour l’achat d’un véhicule, insuffisante pour les mutuelles, pour l’aide à domicile… 
  • Surcroit de travail des MDPH, interlocuteur de proximité des personnes handicapées, qui n’ont « en haut » aucun vrai ministère dédié
  • Exclusion des personnes handicapées de la vie courante et du monde du travail
  • Multiplication des entreprises ne respectant les 6 % d’employés handicapés, qui contournent la loi (prendre des stagiaires handicapés pour éviter de payer les amendes)

Les pistes d’amélioration sont claires : pouvoir d’achat, emploi, une société inclusive (formation, logement, transport, lieux publics…)

 Revaloriser fortement l’AAH, qui doit rester une allocation personnelle compensant une situation inégale. « On ne demande pas l’aumône, mais l’égalité ! »

Avoir une politique incitative pour l’emploi de personnes handicapées, chez qui le chômage est deux fois plus élevé que la moyenne (20%). « On ne demande pas une allocation, on demande un emploi pour participer à la vie de la cité ! »

✓ Une société inclusive qui donne les mêmes chances à tous : Créer des établissements spécialisés pour que chaque enfant handicapé puisse rester près de ses parents sans avoir besoin de s’expatrier, ouvrir de vrais postes d’aidants scolaires, reconnaître et valoriser le rôle des aidants familiaux.

Au niveau municipal, nous avons multiplié les demandes et propositions pendant 6 ans. Ex : pour que la ville de Metz devienne réellement accessible (transports, espaces et bâtiments publics) en application de la loi (ici notre proposition d’ambassadeurs de l’accessibilité pour aider les commerces) Ex : pour faire participer les citoyens à l’amélioration de l’accessibilité avec des outils interactifs). Aucune écoute de la municipalité. ==> En 2020 nous agirons !

Virgile GARNI et Françoise GROLET

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Le Maire de Metz ne vous demande pas votre avis. Nous si.

Migrants
Malgré les demandes du groupe Front National, le maire de Metz et son équipe ne veulent pas demander leur avis aux messins par le biais d'un référendum sur la question importante de l'accueil de plusieurs centaines de migrants à Metz et alentours.
Sur ce sujet, même la vieille droite, (ex UMP, UDI, ...) est d'accord avec le maire : il faut accueillir à bras ouverts ces hommes souvent seuls qui ensuite feront venir leurs familles.
Nous vous donnons ici la possibilité de donner votre avis sur l'accueil de nouveaux migrants. N'hésitez pas.

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