
Intervention de Françoise Grolet au Conseil de Metz-Métropole du 26/09/16
Monsieur le Président, Monsieur le premier vice-président,
Quelle surprise au Conseil de Metz-Métropole de ce soir ! Au détour d’une modification budgétaire, on trouve une ligne « pour acquisition d’un outil permettant d’améliorer le traitement des appels téléphoniques dans le cadre des relations avec les usagers du service « gestion des déchets« .
En écoutant les discours de rentrée du maire de Metz et du président de l’agglomération, on aurait pu croire que tous les problèmes étaient réglés, les réclamations en chute libre, bref, que tout le monde était content !
Depuis le lancement de votre plan de conteneurisation, vous minimisez le mécontentement des habitants de certains quartiers. Il suffit d’avoir une oreille attentive pour recueillir de multiples avis contraires.
On ne peut nier que les débuts ont été chaotiques dans les quartiers anciens et densément peuplés : Outre Seille, Nouvelle Ville, Sablon…
Et que s’il y a moins d’appels, c’est, pour beaucoup, parce que les riverains se sont résignés, ou ont choisi d’autres moyens de s’exprimer, pétitions ou collectifs notamment.
Voilà la phrase que j’entends le plus souvent : « C’est insupportable de payer toujours plus pour un service moins bien rendu ! »
➤ Moins de collectes,
➤ Des conteneurs qui débordent, avec les désagréments olfactifs,
➤ Des incivilités toujours aussi nombreuses : les sacs déposés en dehors des heures de collecte ont été remplacés par les déchets de toute nature déposés autour des bacs 24h/24, et les personnes qui fouillaient les sacs en soirée fouillent maintenant les conteneurs toute la journée… où est le progrès ?
Et où sont les moyens policiers pour réprimer ces infractions ?
➤ Pour couronner le tout, des précieuses places de stationnement supprimées pour installer les conteneurs.
Bref, cette petite ligne budgétaire – « petite » comparée aux 25 millions d’euros du plan de conteneurisation de Metz Métropole – ne fait qu’attester l’évidence, la conteneurisation imposée à Metz sans discernement selon la typologie des quartiers n’est pas une réussite.

En réponse, le vice-président de Metz-Métropole chargé de la gestion des déchets, François Henrion, a rappelé que le pouvoir de police appartient au maire : « Il faut une police répressive, je m’adresse au maire de Metz ! »
Quant à Jean-Luc Bohl et Dominique Gros, ils ont exprimé un problème : c’est qu’on parle beaucoup trop de ce sujet sur les réseaux sociaux… Sinon pour eux, tout va mieux, comme dirait François Hollande !

Présidente du groupe FN au Conseil municipal de Metz
Conseiller régional Alsace | Champagne-Ardenne | Lorraine
Mais Monsieur le Maire est un habitué de la fermeture de site internet qui dérange. ..
Ce type de réaction de GrosBohl, s’en prendre aux réseaux sociaux, c’est typique de ceux qui ont quelque chose à se reprocher. Il ne leur reste plus qu’à fermer internet, comme ça les citoyens ne pourront plus faire du mauvais esprit!