Marie Claude Voinçon intervient sur le budget 2021
L’épidémie de la covid 19 a frappé Metz comme toutes les communes de France. Devant cette situation aux multiples conséquences humaines, sociales, économiques et financières la commune de Metz pouvait mettre en œuvre des mesures fortes de soutien à l’ensemble du tissu économique de proximité, notamment des plus fragiles en exonérant par exemple, la TLPE, la taxe sur les enseignes commerciales.
Monsieur le Maire vous avez refusé notre proposition au Conseil Municipal d’août dernier alors que dans le cadre des mesures exceptionnelles de soutien aux entreprises, une exonération ou un abattement entre de 10% et 100% pouvait être adopté et applicable au montant de la TLPE due par chaque redevable, par délibération avant le 1er septembre 2020 selon l’ordonnance n°2020-460 du 22 avril 2020. Au contraire, votre première décision budgétaire a été d’augmenter de 2,5% cette taxe sur les enseignes
commerciales !
Avec un budget principal de 185 M€ de prévision pour l’année 2021, les dépenses d’investissement prévues baissent de 10,9 % soit 39 M€ contre 44 M€ en 2020 pour notamment compenser la baisse des recettes réelles d’investissement de – 11,5%. Les comptes sont équilibrés notamment par la hausse des dividendes de l’UEM et un recours à l’emprunt toujours
aussi élevé.
Actuellement les dépenses courantes restent encore importantes avec une augmentation de + 1,4% alors que dans les villes de plus de 100 000 habitants, les charges de fonctionnement ont plutôt tendance à la diminution avec un taux de – 0,6%. Je dois souligner que dans ce document budgétaire, il est difficile d’y voir clair avec des dépenses avec des comptes
libellés « divers » pour des sommes importantes. Pour permettre aux élus de s’informer et de contrôler, il faut rétablir plus de transparence et détailler le montant de ces dépenses. Nous pouvons identifier des domaines porteurs d’économies potentielles :
La rénovation énergétique et la remise en état du patrimoine de la collectivité qui est une priorité permettra de réduire la facture énergétique et maitriser certains postes de fonctionnement de la Ville de Metz. Dans ce domaine notamment, le Plan de Relance de l’Etat propose des aides substantielles aux collectivités locales, une raison de plus pour accélérer ces
politiques.
La Ville devra aussi être attentive plus que jamais aux appels à projets qui procurent des financements complémentaires. Même si cette recherche est chronophage et nourrit la technocratie, toute possibilité de cofinancement doit être exploitée, jusqu’aux Fonds Européens. En matière d’interventions, un travail minutieux doit être engagé sur les subventions attribuées aux associations afin d’examiner leur efficacité à l’aide des rapports annuels d’activité. Les dispositifs municipaux peuvent largement être optimisés.
Marie Claude VOINÇON, Conseillère Municipale de Metz